Une politique doit-elle continuer à laisser son Pays dans la crétinisation la plus complète ? Ne doit – elle pas au contraire tout faire pour sortir de cette béatitude du non-savoir en cherchant à mettre en valeur les différentes formes de culture et mettre en place les moyens pour commencer à construire une société qui détient le savoir ?
Les 35 h auraient permis ces ouvertures dès lors ou nous nous attaquions aux réelles difficultés du pouvoir d’achat en interdisant des spéculations éhontées sur les loyers –entre autres – mais j’y reviendrais sur un autre article car le coût du loyer et l’accès à la propriétés ont des solutions simples – les castors par exemples maisons à deux étages partagées par quatre famille, je développerais.
Mais revenons à notre problème culturel.
Nous savons qu’il y a plus de terrains de foot que de librairies!
Pourtant les lecteurs sont au rendez-vous du livre car les bibliothèques s’ouvrent jusque dans les petits villages, mais les libraires n’arrivent pas à trouver une clientèle qui permettent d'ouvrir une boutique, les éditeurs de régions se trouvent face aux problèmes des parts de marchés grignotées par des grosses machines et n’arrivent à survivre convenablement.
Et si nous créons un concept réunissant les deux premiers pour mieux faire vivre l’ensemble des trois ?
Je pense que l’idée de créer des Centres de Rencontres Littéraires pourrait être une solution.
Le concept est de réunir sous la même enseigne une bibliothèque avec une librairie et des animations autour du livre.
D’un côté, du prêt de livre payant (0.10 cts) et l’autre côté la librairie le tout encadré par des animations – contes, lectures et autres.
La région pourrait aidée par de subventions si des accords d’emplois et d’achats de livres d’éditeurs de régions étaient effectifs. Le but n‘est pas encore de permettre qu’à des gros éditeurs de bénéficier de ces lieux, mais de développer la culture de région par des moyens de région. C’est à dire : partager la surface mis à disposition pour l’ensemble de l’édition régionale et nationale.
Bien sûr des chartres seraient créées pour donner de la véritable crédibilité pour ces
éditeurs de régions.
Ainsi ceux qui peuvent acheter du livre auraient une vraie librairie et ceux qui ne désirent pas acheter le livre pourraient le louer. Les avantages sont certains, il suffit de continuer à réfléchir de son côté
pourquoi.
Mais qu’est-ce qu’un libraire ? N’est-ce pas celui qui comprend ce qu’est un livre ? Celui qui fait des études littéraires et qui fait des apprentissages en libraires ?
D’ailleurs la question se pose: pourquoi n’existe-t-il pas un label du libraire ? Différencier le "libraire" du "vendeur de livre" ? Reconnaître la profession comme il est fait pour les
boulangers ?
Personnellement j’aimerais voir écrire « librairie » sur une façade, entrer dans ce lieu du livre et rencontrer un vrai libraire, pas un vendeur de livre qui ne sait lire que les titres proposés sans savoir ce qui se passe dan l’histoire racontée et qui vend de tout: du tabac en passant par la presse et autres babioles qui ne fait de lui qu’un commerçant comme les autres. Le livre n’est pas un produit comme les autres. Il s’apprivoise, se connaît, se sent, se respire et surtout il est la connaissance. Le commerçant n’a pas e temps de se consacrer à ce produit différencié, même s’il aime le livre.
L’idée du concept permettrait de créer ces enseignes de qualité. De créer des emplois et de tisser un autre relationnel dans les villages, bourgs et petites villes.
Une source bénéfique pour l’économie locale, etc. Imaginez ce que cela engendrerait.
Les modalités de fonctionnement pourrait l’être sous forme associatif comme les M.J.C.
Autonome et surtout libre de son travail.
Ainsi la culture se rapprocherait des gens plus sérieusement. Nous redonnerions enfin la reconnaissance de la culture, un peu trop bafouée dans cette société qui se prélasse trop facilement dans
l'oisivété mentale que de faire fonctionner son cerveau.
Pourtant, qu'est-ce qui fait la grandeur d'une nation ? sa crétinisation, son abrutissement ou son tremplin pour construire une société intelligente ?
Qui doit dominer sur la société ? celles et ceux qui sont dans le vouloir de ne rien savoir ou celles et ceux qui cherchent la connaissance ?
Personne certes, mais la parole ouverte est trop souvent donnée à l'ignorance qu'à ceux qui font la construction du savoir.
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